Formation : Ecole doctorale francophone d'été en études genre - BRULAU
brochure

Ecole doctorale francophone d’été en études genre du 10 au 14 juin 2019

Contenu résumé

Le BRULAU est l’école doctorale internationale francophone d’été en études genre, organisée par le Centre d’Études Genre (CEG) de l’UNIL et la Structure de recherche interdisciplinaire sur le genre, l’égalité et la sexualité (STRIGES) de l’ULB. S’adressant aux doctorant·e·s de toutes les disciplines en sciences humaines souhaitant renforcer leur formation en études genre, le BRULAU offre une semaine de formation interdisciplinaire, interactive et personnalisée avec des enseignant·e·s reconnu·e·s internationalement. Il offre un encadrement adapté tant aux doctorant·e·s au début de leur formation qu’à celles et ceux plus avancé·e·s dans leur démarche de recherche.

Public Cible

Cette école doctorale internationale francophone d’été en études genre s’adresse aux doctorant·e·s dans toutes les disciplines des sciences humaines à tous les niveaux d’avancement de leur démarche doctorale.

Session(s) disponible(s)

Oui : Cliquez ici pour voir les détails

Brochure

Intitulé Ecole doctorale francophone d'été en études genre - BRULAU
Institution(s) organisatrice(s)
  • UNIL (Partenaire)
Organisateur
Faculté de Philosophie et Sciences sociales
Domaines
  • Société - Sciences Humaines
Nombre de crédits 5
Objectifs

Les objectifs de l’école sont les suivants :

  • Eprouver l’interdisciplinarité propre aux études sur le genre.
  • Approfondir les connaissances et réflexions tant théoriques que méthodologiques en études genre.
  • Echanger avec des chercheur·e·s plus expérimenté·e·s.
  • Participer à un réseau de jeunes chercheur.e.s francophones à l’échelle internationale.
  • Valoriser sa recherche dans le monde académique et au-delà.
Contenu

Le BRULAU est l’école doctorale internationale francophone d’été en études genre, organisée par le Centre d’Études Genre (CEG) de l’UNIL et la Structure de recherche interdisciplinaire sur le genre, l’égalité et la sexualité (STRIGES) de l’ULB. S’adressant aux doctorant·e·s de toutes les disciplines en sciences humaines souhaitant renforcer leur formation en études genre, le BRULAU offre une semaine de formation interdisciplinaire, interactive et personnalisée avec des enseignant·e·s reconnu·e·s internationalement. Il offre un encadrement adapté tant aux doctorant·e·s au début de leur formation qu’à celles et ceux plus avancé·e·s dans leur démarche de recherche. Une première édition s’est tenue à l’Université de Lausanne en juin 2018 et le BRULAU est organisé chaque année, en alternance entre l’ULB et l’UNIL.

Programme 2019
 
  • Lundi 10 juin
14h-15h : Accueil et retrait des inscriptions
15h-16h : Présentations des participant·e·s
16h-16h30 : Café et thé
16h30-19h : Grande conférence 1
Présidence : Valérie Piette (ULB)
"A quoi sert le sexe?"
David Halperin (University of Michigan)
19h: Ouverture par les autorités académiques et cocktail dînatoire
 
  • Mardi 11 juin
9h30-11h : Atelier du genre 1
11h-11h30 : Café et thé
11h30-13h : Atelier du genre 1
13h-14h30 : Pause de midi
14h30-15h30 : Tête à tête 1
15h30-16h : Café et thé
16h-18h : Session professionnelle 1
"La recherche en études genre face à la montée des régulations éthiques"
Présidence : Marta Roca i Escoda (UNIL)
Agnès Chetaille (ULB), Jean-Louis Genard (ULB), Olivier Klein (ULB), Marta Roca i Escoda (UNIL)
 
  • Mercredi 12 juin
9h-11h30 : Grande conférence 2 
"Genre et colonisation: histoire et héritages"
Présidence : Nadia Fadil (Katholieke Universiteit Leuven)
Sarah Demart (Université Saint-Louis), Amandine Lauro (FNRS-Université Libre de Bruxelles), Jialin Christina Wu (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)
11h30-12h: Café et thé
12h-13h : Tête à tête 2
13h-14h30 : Pause de midi
14h30-16h : Atelier du genre 2
16h-16h30 : Café et thé
16h30-18h : Atelier du genre 2
 
  • Jeudi 13 juin
9h30-11h30 : Grande conférence 3
"Le genre de la violence"
Présidence : Sébastien Chauvin (UNIL)
Annalisa Casini (UCL), Pauline Delage (CNRS), Laurence Rosier (ULB)
11h30-12h : Café et thé
12h-13h : Tête à tête 3
13h-14h30 : Pause de midi
14h30-16h : Atelier du genre 3
16h-16h30 : Café et thé
16h30-18h : Atelier du genre 3
 
  • Vendredi 14 juin
10h-12h : Grande conférence 4
"Travail et discriminations"
Présidence : Isabel Boni-Le Goff
Line Chamberland (UQAM), Nouria Ouali (ULB), Pascale Vielle (UCL)
12h-13h : Pause de midi
13h-16h : Session professionnelle 2
"Défendons les études de genre: stratégies de défense verbale en contexte hostile"
Irène Zeilinger (Garance/ULB)
 
Des activités sociales seront proposées en soirée. 
 
Ce programme est susceptible d'être modifié. 
 
Consultez la liste des mentors pour les ateliers du genre et les séances "tête à tête". 
 
Télécharger le programme
Durée
Durée Courte (1 à 5 jours)
Reconnaissance Attestation de réussite
Prérequis

Etre en doctorat et travailler sur des questions de genre. Les candidatures seront examinées sur base du dossier d’admission.

Méthodologie

Les activités se déroulent en français et se déclinent en quatre formats : des grandes conférences, des ateliers du genre, des séances de mentorat « en tête à tête » et des sessions professionnelles.

  • Les grandes conférences réunissent des expert·e·s reconnu·e·s sur des sujets d’actualité dans les études genre francophones.
  • Les ateliers du genre constituent le cœur de l’école doctorale. Ils permettent à chaque participant·e de bénéficier d’une discussion en profondeur d’un écrit remis préalablement. Chaque discussion, d’une durée de 45 minutes, se déroule en petit groupe sous la direction d’un·e expert·e reconnu·e internationalement. Les doctorant·e·s en début de thèse peuvent remettre un projet de thèse, mais il est préférable d’envoyer un écrit de recherche : une communication à présenter à un colloque, un article scientifique ou un chapitre d’ouvrage en cours d’élaboration ou un chapitre de thèse encore en écriture. Une fois le programme arrêté, les participant·e·s devront choisir les ateliers auxquelles elles/ils participeront comme auditeur·rice. Tout.e.s les participant·e·s à un atelier doivent lire les textes proposés. Le contenu des ateliers sera donc précisé en fonction des papiers de recherche soumis par les différents participants.
  • Les séances de mentorat permettent aux participant·e·s d’échanger en tête à tête avec les enseignant·e·s présent·e·s moyennant inscription préalable et durant un temps limité (10 minutes). Ces sessions "speed dating" permettront aux participant·e·s de bénéficier d’un suivi personnalisé et de poser leurs questions dans un cadre plus individualisé.
  • Les sessions professionnelles offrent des tables rondes sur des thèmes d’intérêt général pour tout·e doctorant·e en études genre.

 

Evaluation

Une attestation de réussite (5 crédits) pourra être délivrée à l’issue de la formation selon les modalités d'évaluation suivantes:

  • Rédaction et soumission à l’avance d’un papier de recherche qui sera discuté pendant l’école doctorale.
  • Lecture préalable et discussion des papiers des autres doctorant·e·s.
  • Participation aux activités pendant l’école doctorale.

Le jury de délibération décidera de l’attribution des crédits. Il sera de la responsabilité des participants de faire reconnaître ces crédits par leur institution d'origine. 

Langues
  • Français
Entité organisatrice

Summer School
Summer School
Av. F. D. Roosevelt, 50 - CP 160/26
1050 Bruxelles
Belgique
Tel: +32 2 650 67 35
Courriel: summerschool@ulb.ac.be

Responsable Académique
  • PATERNOTTE David
Notes complémentaires
  • Bourses

L'équipe du BRULAU soumettra à l'administration publique chargée des relations internationales Wallonie-Bruxelles (Wallonie Bruxelles International - WBI) des demandes de prise en charge de séjour (voyage, logement, frais de visa, etc...) pour les participants du Sud. Les personnes intéressées et souhaitant postuler sont invitées à contacter Vincent Chapaux (vchapaux@ulb.ac.be).

NB - Les dossiers seront à déposer pour le 15 janvier 2019. Les lauréats seront informés du résultat de leur candidature au plus tard le 15 mars 2019. A qualité égale, une préférence sera donnée aux dossiers de personnes résidentes dans les pays prioritaires de coopération définis part WBI (Bénin, Burkina-Faso, Burundi, Guinée-Conakri, Haïti, Maroc, Palestine, République Démocratique du Congo, Rwanda, Sénégal, Tunisie).

  • Hébergement
Il est recommandé aux candidat.e.s sélectionné.e.s de prévoir leur hébergement dès que possible. Des places ont été pré-réservées en nombre limité dans une auberge de jeunesse du centre ville. Pour plus di'nformations, merci de contacter summerschool@ulb.ac.be. Des informations sur les possibilités d'hébergement à Bruxelles sont également disponibles sur demande. 
 
  • Garde d'enfants

Un service de babysitting pour les enfants de moins de 3 ans sera mis en place. Pour plus d'informations, merci de contacter summerschool@ulb.ac.be. 


Responsable Académique
PATERNOTTE David
David Paternotte (Université libre de Bruxelles) est chargé de cours à l’Université libre de Bruxelles, où il (co)dirige l’Atelier Genre(s) et Sexualité(s) et STRIGES. Il préside aussi le comité de gestion du Master de spécialisation interuniversitaire en études de genre de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Ses travaux portent sur genre, sexualité et mouvements sociaux, avec un intérêt particulier pour les mobilisations transnationales et, plus récemment, les mouvements anti-genre. Ses publications comprennent le livre Revendiquer le “mariage gay”: Belgique, France, Espagne (2011) et de nombreux ouvrages collectifs, dont The Lesbian and Gay Movement and the State (2011), LGBT Activism and the Making of Europe: A Rainbow Europe? (2014), le Ashgate Research Companion to Lesbian and Gay Activism(2015) et Anti-Gender Campaigns in Europe : Mobilizing against Equality (2017).

Intervenant-e-s
CASINI Annalisa
Annalisa Casini (Université catholique de Louvain) est titulaire d’un doctorat en sciences psychologiques de l’Université libre de Bruxelles (2008). Actuellement, elle est chargée de cours à l’Université catholique de Louvain où elle enseigne la psychologie du travail et de la santé au travail. Elle fait partie du Laboratoire de Psychologie du travail (WOP Lab) ainsi que du Centre Interdisciplinaire de Recherche Travail, État et Société (CIRTES). Elle est aussi membre du conseil d’administration de Sophia, le réseau belge en études de genre. Ses intérêts de recherche portent sur les liens entre genre, travail et bien-être de travailleurs et travailleuses avec une attention particulière aux dynamiques de reconnaissance professionnelle. Parallèlement, elle s’intéresse aux représentations sociales de professions (en particulier celles dites du care) et du professionnalisme dans une perspective de genre. Dans le passé, elle a travaillé sur les stratégies identitaires impliquées dans le phénomène du plafond de verre et sur les stratégies de mobilité sociale et de changement social, spécialement en ce qui concerne les femmes.

CHAMBERLAND Line
Line Chamberland (Université du Québec à Montréal) est sociologue de formation et professeure au département de sexologie. Elle a réalisé plusieurs études sur les différentes formes d’exclusion sociale des personnes marginalisées en raison de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre, dans des contextes institutionnels tels que le milieu de travail, le milieu scolaire et les services sociaux et de santé. Son implication dans divers groupes associatifs et communautaires lui a permis de tisser des partenariats fructueux avec de nombreux acteurs sociaux. Depuis 2011, elle est titulaire de la Chaire de recherche sur l’homophobie (UQAM), dont le rôle est d’accroître et mobiliser les connaissances sur les minorités sexuelles et de genre, en collaboration avec des partenaires institutionnels, associatifs et syndicaux, notamment le Bureau de lutte contre l’homophobie (ministère de la Justice), le Conseil québécois LGBT et la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse. Elle a reçu le prix Pierre Dansereau 2014 soulignant l’engagement social d’un chercheur.

DELAGE Pauline
Pauline Delage (CNRS) est sociologue, chargée de recherche, rattachée au CRESPPA-CSU. Elle travaille sur les mouvements féministes organisés contre les violences et sur l’action publique développée contre les violences fondées sur le genre et les inégalités entre femmes et hommes dans divers cadres nationaux et transnationaux. Avec Catherine Cavalin et Delphine Lacombe, elle a contribué à fonder le laboratoire junior VisaGe qui rassemble des jeunes chercheur.e.s spécialisées dans l'analyse des violences de genre et de leur traitement. Elle a récemment publié les livres Droits des femmes. Tout peut disparaître (Textuel, 2018) et Violences conjugales. Du combat féministe à la cause publique (Presses de Sciences Po, 2017), et a coordonné, avec Marta Roca i Escoda et Natacha Chetcuti-Osorovitz un numéro de la revue Droit et société intitulé « Les violences de genre à l'épreuve du droit ».

DEMART Sarah
Sarah Demart (Université Saint-Louis) est chercheuse au sein de l’Observatoire du Sida et des Sexualités et membre du Centre d’Etudes Sociologiques. Elle est titulaire d’un doctorat en sociologie des universités de Toulouse-le Mirail en France et Louvain-la-Neuve en Belgique. A l’origine, son champ d’expertise concerne les migrations africaines et diasporas racisées comme « noires » en Belgique. Elle a publié sur les questions liées au transnationalisme religieux, aux militantismes politiques et aux identités et sociétés postcoloniales en Europe francophone. Ses recherches actuelles portent sur l’imbrication des catégories de race, de genre et de classe dans le champ du VIH/sida.

FADIL Nadia
Nadia Fadil (Katholieke Universiteit Leuven) est professeure associée au IMMRC (Interculturalism, Migration and Minorities Research Centre) à l’Université de Louvain. Elle a obtenu son doctorat à la KUL avant d’obtenir la bourse post-doctorale Jean Monnet à l’European University Institute (2008-2009) et chercheure invitée à l’Université de Berkeley (2011-2012). Entre 2009 et 2012, elle est post-doctorante FWO à la KUL. Ses intérêts de recherche portent sur la présence de l’Islam en Europe, en tant que réalité incorporée. Son projet actuel s’intéresse à la façon dont les subjectivités d’origine Maghrébine se constituent eux-même comme ‘musulman’ à travers un engagement distinct et hétérogène avec la tradition Islamic. Plus largement, ses intérêts théoriques se portent sur la question des subjectivités et de pouvoir, l’éthique individuel, le postcolonial, la race et la sécularisation. Sur ces questions, elle a publié de nombreux articles et ouvrages. Elle a également écrit sur les politiques d’intégration en Flandres, sur lequel elle a co-édité un livre (Leeuw in een Kooi. De Multiculturele verbeelding in Vlaanderen, 2009). Elle est également engagée dans des organisations impliquées sur le terrain des politiques d’intégration. Elle participate également au projet de recherche “Redefining Home”, débuté en 2015 et qui cherche à comprendre les schémas des nouvelles mobilités au sein de la seconde et troisième génération de Musulmans Maghrébins depuis l’Europe vers les Etats-Unis et le Canada.

HALPERIN David M.
David M. Halperin (University of Michigan) est W. H. Auden Distinguished University Professor à l’University of Michigan, où il est professeur d’anglais et d’études femmes. Il est l’auteur ou le co-directeur de plusieurs livres, dont One Hundred Years of Homosexuality (Routledge, 1990), The Lesbian and Gay Studies Reader (Routledge, 1993), Saint Foucault (Oxford University Press, 1995), What Do Gay Men Want? (U of Michigan Press, 2007, 2009), Gay Shame (University of Chicago Press, 2009), How To Be Gay (Belknap/Harvard University Press, 2012), and The War on Sex (Duke University Press, 2017). Il est également un des fondateurs de GLQ : A Journal of Lesbian and Gay Studies, une revue qu’il a codirigée de 1991 à 2005.

LAURO Amandine
Amandine Lauro (Université libre de Bruxelles) est chercheuse qualifiée du Fonds national de la recherche scientifique Belge (F.R.S.-FNRS) et enseigne l’histoire de l’Afrique, du genre et de la colonisation. Ses recherches portent sur l’histoire du genre, de la sexualité et des régulations sociales en situation coloniale, plus particulièrement dans l’ancien empire colonial belge (Congo, Rwanda et Burundi). Elle a notamment travaillé et publié sur les sexualités interraciales, les politiques sexuelles impériales, la prostitution, la police des frontières raciales ou encore les origines du VIH. Elle se consacre actuellement à un projet sur l’histoire des violences sexuelles en Afrique centrale aux 19e et 20e siècles.

OUALI Nouria
Nouria Ouali (Université libre de Bruxelles) est docteure en sociologie et professeure associée à la Faculté de Philosophie et Sciences Sociales. Elle enseigne également à l’Institut d’Études du Travail de l’Université Lumière Lyon 2 à l’Université Ca’Foscari de Venise et à l’Université Mohamed V de Rabat. Elle est membre du centre de recherche METICES de l’Institut de sociologie, où ses travaux portent sur l’analyse intersectionnelle des processus de précarisation, de déclassement et d’exclusion des groupes minoritaires sur le marché du travail, sur le racisme et la discrimination dans le monde du travail et sur les processus de résistances et de subjectivation des femmes minoritaires en Belgique. Elle a coordonné de nombreuses recherches nationales et internationales et a dirigé un projet Marie Curie Intra-European Fellowships sur l’usage genré de la loi antidiscrimination raciale en Belgique. Elle vient de terminer une recherche action sur le rôle des acteur·rice·s de l’entreprise dans la lutte contre la discrimination sur le lieu du travail. De 2002 à 2005, elle a été l’experte de la Belgique à Paris pour l’OCDE dans le réseau du SOPEMI (Système d’observation permanente des migrations internationales).

PATERNOTTE David
David Paternotte (Université libre de Bruxelles) est chargé de cours à l’Université libre de Bruxelles, où il (co)dirige l’Atelier Genre(s) et Sexualité(s) et STRIGES. Il préside aussi le comité de gestion du Master de spécialisation interuniversitaire en études de genre de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Ses travaux portent sur genre, sexualité et mouvements sociaux, avec un intérêt particulier pour les mobilisations transnationales et, plus récemment, les mouvements anti-genre. Ses publications comprennent le livre Revendiquer le “mariage gay”: Belgique, France, Espagne (2011) et de nombreux ouvrages collectifs, dont The Lesbian and Gay Movement and the State (2011), LGBT Activism and the Making of Europe: A Rainbow Europe? (2014), le Ashgate Research Companion to Lesbian and Gay Activism(2015) et Anti-Gender Campaigns in Europe : Mobilizing against Equality (2017).

ROSIER Laurence
Laurence Rosier (Université libre de Bruxelles) est docteure en philosophie et lettres. Elle est professeure de linguistique, d’analyse du discours et de didactique du français. Auteure de nombreux ouvrages, elle a coécrit, avec M.A. Paveau, La langue française : passions et polémiques (Vuibert, 2008). Spécialiste de la citation, sa thèse publiée sous le titre Le discours rapporté : histoire, théories, pratiques a reçu le prix de l’essai Léopold Rosy de l’Académie belge des langues et lettres. Elle a également collaboré au Dictionnaire Colette qui va paraître cette année (Pléiade) en rédigeant les notices narrateur/monologue intérieur/discours rapporté. Son petit traité de l’insulte (réédité en 2009) a aussi connu un vif succès. Elle dirige également une revue internationale de linguistique qu’elle a créée il y a trois ans avec sa collègue Laura Calabrese Le discours et la langue. Avec son compagnon Christophe Holemans, elle a organisé deux expositions consacrées aux décrottoirs de Bruxelles (Halles saint Géry 2011, ULB 2012) qui a donné lieu à un ouvrage trilingue : Décrottoirs ! publié aux éditions Racine en 2012. En 2015, elle est commissaire de l’exposition Salope et autres noms d’oiselles qui est montée à l’ULB (avec ULB Culture). Enfin, début novembre est paru son dernier ouvrage intitulé L’insulte… aux femmes (180°, 2017).

VIELLE Pascale
Pascale Vielle (Université catholique de Louvain) est docteure en droit de l’Institut universitaire européen de Florence et professeure, depuis 1998, de droit social à l’Université catholique de Louvain (UCL-Iacchos, ESPO et DROI). Elle a travaillé comme chercheuse à l’ULB (1988-1989) - où elle est encore collaboratrice scientifique - et à l’Université de Genève (1994-1998). Elle a assumé la première direction de l’Institut fédéral pour l’égalité des femmes et des hommes de 2004 à 2006. Elle a également travaillé à la Commission européenne (1989-1990), à l’Organisation internationale du travail (1992-1994), a été membre du Conseil supérieur de la Justice belge de 2008 à 2016. Pascale Vielle est aussi membre des comités/conseils scientifiques de la Maison des Sciences de l’Homme Ange-Guépin, à Nantes, de l’Institut syndical européen, de la Revue belge de sécurité sociale et du Panel SH2 (starting grants) à l’European Research Council (2010-2018). Elle engage son expertise scientifique au service de plusieurs initiatives et mouvements citoyens. Ses recherches et ses enseignements portent, dans une perspective néo-institutionnaliste, sur le droit et les politiques de la protection sociale, à l’échelon international et européen, ainsi que sur l’approche du droit par le genre.

WU Jilian Christina
Jialin Christina Wu (Université Paris 1 Panthéon Sorbonne) est maîtresse de conférences en histoire de l’Asie contemporaine. Docteure en histoire de l’EHESS et de l’Université catholique de Louvain, elle a étudié à l’Université de Singapour et de Yale et a bénéficié d’un mandat d’aspirante et de chargée de recherches du Fonds national de la recherche Scientifique belge (F.R.S.-FNRS). Elle a publié et mène des recherches sur l’histoire du genre, du corps et des mouvements de jeunesse dans l’Asie du Sud-Est britannique.


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